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EN BREF

[14.04.2008] Timisoara : Campagne télévisée

La Télévision Régionale TVR Timisoara diffuse la campagne "Donne de la valeur à tes choix et... Plus ...

MOTEUR DE RECHERCHE

CSM : Le Contrat Social Multipartite

Le Contrat Social Multipartite est une nouvelle approche de l'inclusion sociale qui intègre différentes dimensions de l'exclusion (accompagnement social, accès à l'emploi, aux ressources financières, à la consommation, lien social, etc.) en engageant des organisations qui sont « spécialisées » sur une ou quelques unes de ces dimensions, au côté des bénéficiaires eux-mêmes, dans un contrat commun où les complémentarités et les rôles et responsabilités de chacun sont définis, suivis et évalués ensemble.   Le CSM s'inspire de la stratégie de cohésion sociale du Conseil de l'Europe, notamment la notion de coresponsabilité pour le bien être de tous. Il a été conçu et lancé dans le cadre des activités de la Plateforme de Dialogue sur les Initiatives Ethiques et Solidaires du Conseil de l'Europe et l'Interéseau IRIS. Les éléments nouveaux de ce concept sont de trois ordre :- une relation de partenariat (bénéficiaires partenaires) plutôt que d'assistanat- l'engagement de l'ensemble des partenaires sur des objectifs partagés d'inclusion sociale et un chemin d'inclusion sociale défini ensemble.- l'introduction d'une dimension citoyenne dans l'inclusion sociale, notamment avec la consommation responsable et la finance éthique et solidaire.

Nouvelles du Contrat Social Multipartite (CSM)

Le 28 septembre 2007a eu lieu la troisième réunion d'évaluation du Contrat Social Multipartite,projet pilote expérimenté à Strasbourg avec des personnes surendettées et qui réunità la fois des partenaires institutionnels/associatifs et les bénéficiaires dansun engagement commun pour l'inclusion sociale des derniers.

Quatre séances d'évaluation ont été prévues pour cettepremière expérimentation, avec pour chacune plusieurs objectifs :

- Evaluer l'apport du CSM en termes de bien-être àl'aide des indicateurs créés ensemble, et la mise à jour de ces derniers ;

- Evaluer le fonctionnement général du projet etproposer des pistes pour son évolution et son amélioration ;

- Evaluer la reproductibilité du « modèle »CSM et sa capacité à être transféré et appliqué dans d'autres régions ou àd'autres groupes cible.

La première partie de l'évaluation, réalisée avec les seuls partenairesbénéficiaires, a commencé par une lecture commune des critères de bien-êtreénoncés lors de la première réunion et réactualisés lors d'une deuxième étape.D'ailleurs, cette demande de réactualisation a suscité un débat passionné oùles bénéficiaires ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis des barrières etimpératifs législatifs. « Aujourd'hui on est perdu, on ne sait pas quoifaire, c'est la catastrophe » dit l'un d'eux ; d'autres protestent contreles injustices de la loi à travers les différences entre régions ou lefonctionnement de la banque de France ; d'autres voix s'élèvent contre lefait que les enfants subissent les problèmes des parents : l'enfant d'undes bénéficiaires n'a pas pu profiter de l'offre « permis de conduire à uneuro par jour » à cause du surendettement de la famille, ce qui contribueà accroître le sentiment d'exclusion.

Ces bénéficiaires dénoncent également certaines obligations aberrantes,comme l'illustre le cas d'une personne souffrant d'un cancer qui doit effectuerdes stages non rémunérés pour pouvoir continuer à percevoir les indemnitésjournalières de la sécurité sociale.

C'est ainsi qu'on en vient même à entendre que si « l'Etata des dettes lui aussi, pourquoi ne pas lui demander de vivre, comme nous, avec400 euros par mois ?!? »

D'où la réactualisation nécessaire et inéluctable de ces critères debien-être pour se repositionner face à la situation dans laquelle lesbénéficiaires se trouvent.

Cette première étape passée, nousavons évalué l'apport du CSM par rapport aux critères de bien-être.

Si les partenaires bénéficiairesont d'abord émis des doutes et ont été critiques quant à l'apport réel du CSMen termes d'annulation ou réduction des dettes (ils voient d'abord laconséquence « concrète » du concept), une réflexion plus approfondiesur chaque critère leur a permis de réaliser que l'apport du CSM en termesd'organisation, de dialogue et d'échange, d'accès à la consommation, d'unemeilleure gestion de leur budget etc. est somme toute important, et que, globalement,leur bien-être est amélioré grâce au projet.

La deuxième partie de l'évaluation, cette fois avec tous lespartenaires du contrat (bénéficiaires et institutionnels), a commencé parl'inscription aux différents ateliers parmi lesquels :

- L'atelier classement : ordre dans lespapiers et astuces pour mieux se défendre ;

- L'atelier de cuisine (avec repas partagé) ;

- Economie d'énergie et d'eau ;

- Travail de groupe avec Humani Psy ;

La discussion a montré la forte implication des partenairesbénéficiaires et l'apport des activités au bien-être de chacun.

Les bénéficiaires souhaitent être entendus à la fois par legouvernement et par la Banque de France afin de trouver de solutions réellesaux dettes. Le directeur de la Banque de France invité à la réunion mais quin'a pas pu être présent, invite tous les participants du CSM à une visite decette vieille institution et assure sa participation à la prochaine (etdernière) réunion d'évaluation.

Hormis la présentation du projet lors du séminaire de Trentofin novembre et aux gouvernements européens en décembre, la décision a été prised'inviter un ou plusieurs députés à la prochaine réunion.

Une réserve toutefois a été émise sur l'effort investi dansle CSM alors que la société continue à produire du surendettement : despropositions ont été faites dans ce sens pour impliquer d'autres partenairesdans le CSM comme la Banque de France, ou de créer des emplois par exemple avecle système AMAP.

Différentes questions ont été égalementsoulevées : la recherche de travail(ENSIE propose une liste d'entreprises d'insertion afin d'apporter uneréponse), le logement et le montant du loyer (le représentant de l'AMAPdit ne pas avoir vu de progrès dans ce sens ; il propose une pisteorientée vers le logement coopératif actuellement en construction dans larégion), interpeller le monde politique (écrire individuellement aux députéspour les inviter aux séances d'évaluation dans le but de changer réellement leslois), les institutions bancaires et de crédit (pour adapter les produits bancairesaux personnes surendettées)...

Sur le fond, c'est donc bien une éducation qui estnécessaire : savoir choisir les produits au supermarché, mais aussi à labanque.

Finalement, afin d'orienter la prochaine séance (prévue le 23 novembre)vers un aspect plus politique, la décision est prise d'inviter à la fois desdéputés et des représentants des 5 grandes banques coopératives françaises.
 

EVENEMENT

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