N°3 | Octobre 2007

Nouvelles de nos territoires : Timisoara

Comme promis, fin septembre ont eu lieu quatre journées de travail dans le cadre du Territoire Responsable à Timisoara, Roumanie, qui se sont avérées très fructueuses.
Outre l'implication croissante des acteurs locaux (beaucoup ont rejoint le groupe de coordination du projet depuis le mois d'août : il compte maintenant 64 personnes !), nous avons noté un intérêt incontestable de ces derniers pour le développement local de l'économie sociale et solidaire et une forte mobilisation citoyenne qui a permis de commencer l'élaboration d'indicateurs de bien-être.


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GREEN IS BEAUTIFUL® :
l'écologie se fait belle

L'économie sociale et solidaire nous a déjà prouvé que l'on peut être éthique et équitable tout en répondant aux exigences économiques du marché.
GREEN IS BEAUTIFUL® nous prouve que écologique et branché peuvent aussi aller de paire.


GREEN IS BEAUTIFUL® est un collectif d'artistes, de journalistes, de scientifiques environnementalistes et de professionnels de la communication. Fondé par la photographe Laure Maud en octobre 2005, il a pour vocation de promouvoir un développement humain plus responsable reposant sur un mode de vie soutenable respectueux des ressources naturelles et de la personne humaine, avec un point de vue esthétique et poétique.

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Conférence internationale sur le commerce équitable : " L'impulsion en faveur du changement "

Le Fair Trade Advocacy Office* et Euro Coop ont le plaisir de vous inviter à la Conférence internationale sur le Commerce équitable "L'impulsion en faveur du changement", Mercredi, 17 Octobre 2007, à Bruxelles.
La contribution du commerce équitable au développement durable, à la réduction de la pauvreté et à l'éveil de la conscience des consommateurs a été reconnue à plusieurs reprises par les institutions européennes. Cette conférence a pour but de réfléchir à la façon dont l'Union européenne peut avec succès combiner ses objectifs de développement international avec l'intérêt croissant des consommateurs pour le commerce équitable.
Pour plus d'informations : www.eurocoop.org

Nouvelles du Contrat Social Multipartite (CSM)

Le 28 septembre 2007 a eu lieu la troisième réunion d'évaluation du Contrat Social Multipartite, projet pilote expérimenté à Strasbourg avec des personnes surendettées et qui réunit à la fois des partenaires institutionnels/associatifs et les bénéficiaires dans un engagement commun pour l'inclusion sociale des derniers.

Quatre séances d'évaluation ont été prévues pour cette première expérimentation, avec pour chacune plusieurs objectifs :
-Evaluer l'apport du CSM en termes de bien-être à l'aide des indicateurs créés ensemble, et la mise à jour de ces derniers ;
-Evaluer le fonctionnement général du projet et proposer des pistes pour son évolution et son amélioration ;
-Evaluer la reproductibilité du « modèle » CSM et sa capacité à être transféré et appliqué dans d'autres régions ou à d'autres groupes cible.

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Agenda : Les activités IRIS
dans les semaines à venir

Le 22 et 23 octobre à Paris, France
Réunion de réflexion sur le guide citoyen à la consommation responsable et l'épargne solidaire avec différents experts européens, dans les locaux parisiens du Conseil de l'Europe.

Le 24 octobre 14h00-16h00 à Paris, France
4e réunion du Groupe de Coordination du Territoire Responsable en Ile-de-France, dans les locaux du conseil régional, tour Montparnasse.

Courant octobre à Paris, France
1er réunion du groupe de coordination du Territoire Responsable local : Paris 14e / Malakoff / Vanves, au sein du Territoire Responsable Ile-de-France.

Le 5 et 6 novembre à Strasbourg, France
Réunion de capitalisation des Territoires Responsables.

Le 29 et 30 novembre à Trento, Italie
Le Séminaire de Trento sur le développement des initiatives citoyennes éthiques et solidaires pour une société durable et inclusive.

Nouvelles de nos territoires : Timisoara

Comme promis, fin septembre ont eu lieu quatre journées de travail dans le cadre du Territoire Responsable à Timisoara, Roumanie, qui se sont avérées très fructueuses.
Outre l'implication croissante des acteurs locaux (beaucoup ont rejoint le groupe de coordination du projet depuis le mois d'août : il compte maintenant 64 personnes !), nous avons noté un intérêt incontestable de ces derniers pour le développement local de l'économie sociale et solidaire et une forte mobilisation citoyenne qui a permis de commencer l'élaboration d'indicateurs de bien-être.


Plus d'une centaine de personnes ont participé à l'élaboration des critères durant la journée du 24 septembre.
D'abord divisés en 16 groupes monochromes, puis en groupes « arc en ciel », les citoyens ont exprimé environ 400 critères que nous avons analysés pour créer les indicateurs classés en 7 familles :
- moyens de vie
- cadre de vie
- gouvernance
- relations humaines
- équilibre personnel et social
- sentiments
- participation.

Une validation par le groupe de coordination est prévue courant novembre. Une fois validé, ce travail sera disponible sur notre site internet.

Le 25 et 26 septembre, différentes réunions ont permis de voir les perspectives de développement de l'économie sociale et solidaire à Timisoara sur la base de l'expérience des membres d'IRIS Pour le développement de partenariats locaux entre producteurs et consommateurs (selon le modèle URGENCI) nous avons rencontré chacune des parties dans deux marchés de la ville et contacté des organisations actives dans le domaine de l'agriculture locale.
Le développement selon le modèle IFAT d'un commerce éthique a commencé par l'identification de différents groupes de personnes en difficulté dans le secteur de l'artisanat. Action positive puisque la Chambre de Commerce, Industrie et Agriculture de Timisoara pourrait apporter un soutien en terme de visibilité des produits lors de salons ou expositions.
Le domaine de la finance éthique a pu intéresser certains organismes financiers locaux qui sont fortement intéressés par son développement au niveau local.
Pour le développement d'entreprises d'insertion selon l'expérience d'ENSIE, l'intérêt des ONG est évident malgré l'étape laborieuse mais nécessaire d'une adaptation de la législation locale.
Enfin, le groupe de coordination a décidé de se diviser en quatre sous-groupes pour le développement spécifique de chaque axe. Sa prochaine réunion est prévue le 22 octobre.

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Nouvelles du Contrat Social Multipartite (CSM)

Le 28 septembre 2007 a eu lieu la troisième réunion d'évaluation du Contrat Social Multipartite, projet pilote expérimenté à Strasbourg avec des personnes surendettées et qui réunit à la fois des partenaires institutionnels/associatifs et les bénéficiaires dans un engagement commun pour l'inclusion sociale des derniers.

Quatre séances d'évaluation ont été prévues pour cette première expérimentation, avec pour chacune plusieurs objectifs :
-Evaluer l'apport du CSM en termes de bien-être à l'aide des indicateurs créés ensemble, et la mise à jour de ces derniers ;
-Evaluer le fonctionnement général du projet et proposer des pistes pour son évolution et son amélioration ;
-Evaluer la reproductibilité du « modèle » CSM et sa capacité à être transféré et appliqué dans d'autres régions ou à d'autres groupes cible.

La première partie de l'évaluation, réalisée avec les seuls partenaires bénéficiaires, a commencé par une lecture commune des critères de bien-être énoncés lors de la première réunion et réactualisés lors d'une deuxième étape. D'ailleurs, cette demande de réactualisation a suscité un débat passionné où les bénéficiaires ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis des barrières et impératifs législatifs. « Aujourd'hui on est perdu, on ne sait pas quoi faire, c'est la catastrophe » dit l'un d'eux ; d'autres protestent contre les injustices de la loi à travers les différences entre régions ou le fonctionnement de la banque de France ; d'autres voix s'élèvent contre le fait que les enfants subissent les problèmes des parents : l'enfant d'un des bénéficiaires n'a pas pu profiter de l'offre « permis de conduire à un euro par jour » à cause du surendettement de la famille, ce qui contribue à accroître le sentiment d'exclusion.
Ces bénéficiaires dénoncent également certaines obligations aberrantes, comme l'illustre le cas d'une personne souffrant d'un cancer qui doit effectuer des stages non rémunérés pour pouvoir continuer à percevoir les indemnités journalières de la sécurité sociale.
C'est ainsi qu'on en vient même à entendre que si « l'Etat a des dettes lui aussi, pourquoi ne pas lui demander de vivre, comme nous, avec 400 euros par mois ?!? »

D'où la réactualisation nécessaire et inéluctable de ces critères de bien-être pour se repositionner face à la situation dans laquelle les bénéficiaires se trouvent.

Critères exprimés les deux premières réunions :

Q1 : Qu'est-ce être bien ? Q2 : Qu'est-ce que n'est pas être bien ? Q3 : Q3 : Ce que je pourrais faire pour être bien
Travail Pas de travail Sport, loisirs, évasion
Avoir la perspective d'une annulation des dettes Hantise d'avoir un refus du fait d'être surendetté Aller vers les autres (voir du monde, discuter...)
Absence des dettes Haïr le facteur qui apporte les recommandés Se bouger pour résoudre les problèmes
Avoir accès à un crédit pour les déménagements Détester les autres qui ont tout et qui sont bien Aller tous les jours à son travail
Bonne santé physique Ne pas avoir accès à l'information qui est nécessaire Travailler pour payer les dettes
Avoir la possibilité d'épargner Etre seul Se lever plus tôt pour chercher du travail et aller au jardin
Bonne santé morale Etre travailleur handicapé Utiliser les services et les compétences
Se sentir et être appuyé et protégé Vouloir de plus en plus S'organiser pour avoir ses dossiers en règle
Pouvoir manger tous les jours Penser à ce qui risque de venir au niveau des dettes à payer Ne pas rester inactif
Vivre en harmonie dans son couple Découvrir les factures
Elever son enfant dans la dignité Le reste à vivre trop bas
Liberté d'action
Le plaisir de vivre
Le dialogue
L'échange dans les relations
Partager les repas ensemble
La solidarité
Avoir des lois bonnes et justes
Avoir un statut social qui permet de vivre normalement

Critères rajoutés à la troisième réunion :

Q1 : Qu'est-ce être bien ? Q2 : Qu'est-ce que n'est pas être bien ? Q3 : Q3 : Ce que je pourrais faire pour être bien
savoir comment s'orienter / savoir quoi faire discrimination devant l'emploi faire du bénévolat (les bénéficiaires ne sont pas tous d'accord)
être écoutés par le gouvernement temps trop long d'inscription dans les fichiers et de remboursement de dettes
respect de l'engagement par le gouvernement y compris la Banque de France et les juges les enfants subissent les problèmes des parents
faire des stages gratuits sans résultats au bout

Cette première étape passée, nous avons évalué l'apport du CSM par rapport aux critères de bien-être.
Si les partenaires bénéficiaires ont d'abord émis des doutes et ont été critiques quant à l'apport réel du CSM en termes d'annulation ou réduction des dettes (ils voient d'abord la conséquence « concrète » du concept), une réflexion plus approfondie sur chaque critère leur a permis de réaliser que l'apport du CSM en termes d'organisation, de dialogue et d'échange, d'accès à la consommation, d'une meilleure gestion de leur budget etc. est somme toute important, et que, globalement, leur bien-être est amélioré grâce au projet.

La deuxième partie de l'évaluation, cette fois avec tous les partenaires du contrat (bénéficiaires et institutionnels), a commencé par l'inscription aux différents ateliers parmi lesquels : - L'atelier classement : ordre dans les papiers et astuces pour mieux se défendre ;
- L'atelier de cuisine (avec repas partagé) ;
- Economie d'énergie et d'eau ;
- Travail de groupe avec Humani Psy ;
La discussion a montré la forte implication des partenaires bénéficiaires et l'apport des activités au bien-être de chacun.

Les bénéficiaires souhaitent être entendus à la fois par le gouvernement et par la Banque de France afin de trouver de solutions réelles aux dettes. Le directeur de la Banque de France invité à la réunion mais qui n'a pas pu être présent, invite tous les participants du CSM à une visite de cette vieille institution et assure sa participation à la prochaine (et dernière) réunion d'évaluation. Hormis la présentation du projet lors du séminaire de Trento fin novembre et aux gouvernements européens en décembre, la décision a été prise d'inviter un ou plusieurs députés à la prochaine réunion.

Une réserve toutefois a été émise sur l'effort investi dans le CSM alors que la société continue à produire du surendettement : des propositions ont été faites dans ce sens pour impliquer d'autres partenaires dans le CSM comme la Banque de France, ou de créer des emplois par exemple avec le système AMAP.

Différentes questions ont été également soulevées : la recherche de travail (ENSIE propose une liste d'entreprises d'insertion afin d'apporter une réponse), le logement et le montant du loyer  (le représentant de l'AMAP dit ne pas avoir vu de progrès dans ce sens ; il propose une piste orientée vers le logement coopératif actuellement en construction dans la région), interpeller le monde politique (écrire individuellement aux députés pour les inviter aux séances d'évaluation dans le but de changer réellement les lois), les institutions bancaires et de crédit (pour adapter les produits bancaires aux personnes surendettées)...
Sur le fond, c'est donc bien une éducation qui est nécessaire : savoir choisir les produits au supermarché, mais aussi à la banque.

Finalement, afin d'orienter la prochaine séance (prévue le 23 novembre) vers un aspect plus politique, la décision est prise d'inviter à la fois des députés et des représentants des 5 grandes banques coopératives françaises.

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GREEN IS BEAUTIFUL® : l'écologie se fait belle

L'économie sociale et solidaire nous a déjà prouvé que l'on peut être éthique et équitable tout en répondant aux exigences économiques du marché.
GREEN IS BEAUTIFUL® nous prouve que écologique et branché peuvent aussi aller de paire.


GREEN IS BEAUTIFUL® est un collectif d'artistes, de journalistes, de scientifiques environnementalistes et de professionnels de la communication. Fondé par la photographe Laure Maud en octobre 2005, il a pour vocation de promouvoir un développement humain plus responsable reposant sur un mode de vie soutenable respectueux des ressources naturelles et de la personne humaine, avec un point de vue esthétique et poétique.

C'est une expérience originale permettant de concilier trois approches des questions environnementales : Esthétique, pour susciter un lien affectif avec l'environnement ; scientifique, en diffusant les connaissances des enjeux environnementaux ; et éthique, dans une perspective écologiste et équitable.

De l'engagement au service d'un nouvel humanisme

La participation au débat éthique, comme la défense des principes du développement durable et équitable, relève d'un projet de société. GREEN IS BEAUTIFUL® s'engage dans une démarche de responsabilité sociétale.
Constatant que l'esthétique et le poétique sont des outils de communication puissants qui font encore trop souvent défaut dans la promotion des activités respectueuses de l'environnement, le collectif souhaite développer une nouvelle communication faite d'un langage visuel clair et d'une iconographie poétique. Cette nouvelle communication doit mieux sensibiliser les publics et redynamiser le débat en redonnant la possibilité de rêver à un autre monde possible.
Dans le même temps, cette démarche s'accompagne d'une volonté de rendre plus accessible et compréhensible l'information scientifique et environnementale au plus grand nombre.
Le collectif développe son site web pour qu'il devienne une plateforme de contenu permettant à des artistes, designers, scientifiques et journalistes de se rencontrer, d'échanger et proposer des idées claires et complètes accessibles au grand public.

Le webzine bimestriel sert principalement ce but.
Les deux numéros déjà publiés touchent des milliers de lecteurs.
Une identité poétique et esthétique au goût du jour, un discours actuel et scientifique, une communication autour de la mode éthique et des cosmétiques naturelles en font un ouvrage pouvant s'adresser non seulement aux militants écologiques mais également au grand public.
GREEN IS BEAUTIFUL® nous prouve que l'union fait la force : la publication asspire à l'excellence, tant pour le contenant que pour le contenu.

Avec une quinzaine de membres chacun spécialisé dans un domaine différent et affichant une identité professionnelle propre, le collectif propose des prestations complètes, principalement à destination des entreprises.
Ses compétences relèvent du monde visuel : photographie, graphisme, illustration, direction artistique, espaces & événements ; du monde virtuel : web design, référencement, développement web, administration systèmes et réseaux, conception et architecture réseaux, intégration web, conseil technique et choix d'équipement personnalisé ; du monde verbal et de la parole : journalisme, conseil en éco-communication.
Le collectif propose également la création d'évènements éco-conçus, éthiques, joyeux et esthétiques.

Une première journée d'étude a d'ailleurs eu lieu le 26 mai 2007 à la SORBONNE en collaboration avec l'IHPST (Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques - Université Paris I), le soutien de l'association Happy Green et en partenariat avec le WWF et Greenpeace.

Sur le thème de « l'écologie, rayonnement des recherches scientifiques en art et dans la société », cette journée avait pour vocation de confronter acteurs de la recherche, de l'entreprise, du monde associatif et des arts, tous soucieux des questions écologiques.
Elle s'est déroulée en trois ateliers successifs : le premier sur l'écologie scientifique, le second sur l'éthique, le troisième sur l'esthétique. Pour chacun, trois intervenants représentant le monde universitaire, l'entreprise et les ONG ont fait un exposé de 30 minutes, et ont conclu par une table ronde avec le public. Ce fut l'occasion de rapprocher des milieux professionnels qui, finalement, se connaissent peu et qui échangent encore insuffisamment.
Une certaine réticence de la part du milieu universitaire et scientifique a d'ailleurs été exprimée, surtout à l'égard du domaine de la mode, jugé trop superficiel pour faire partie d'un tel débat. GREEN IS BEAUTIFUL® explique pourtant l'importance de ce domaine par les enjeux écologiques importants qu'il représente : le coton est la culture la plus polluante du monde, utilisant à elle seule 24 % des pesticides vendus dans le monde alors qu'elle ne représente que 2,4 % de la surface agricole mondiale ; les conditions de vie des paysans et des ouvriers du textile dans les pays en voie de développement sont des plus honteuses.

GREEN IS BEAUTIFUL® fonctionne lui-même comme un écosystème. Il reste fluide, libre et dynamique, chacun travaillant selon les orientations qui étaient déjà les siennes, en complémentarité avec les autres. A terme, le collectif se conçoit comme une Oïkos, un groupement qui partage des valeurs, un environnement et une dynamique.

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Co-financé par le Programme d'Action Communataire de Lutte contre l'Exclusion Sociale, DG EMPL, Commission européenne. La Commission européenne n'est pas responsable de l'usage qui pourrait être fait des informations contenues dans ce site-web.







N°3 | October 2007

News of our territories : Timisoara

As promised, at the end of September we spent four working days in the Timisoara (Romania) Responsible Territory.
In addition to the increasing implication of local actors (many joined the project coordination group since August: it now counts 64 members!), we noted an undeniable interest for local development of responsible economy and a strong citizen mobilization which made possible the work on well being indicators.


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GREEN IS BEAUTIFUL®:
the aesthetic side of ecology

The social and responsible economy has already proved that it is possible to be ethical and fair while at the same time meeting the economic requirements of the marketplace. GREEN IS BEAUTIFUL® shows us that being ecologically-aware and up-to-the-minute can go hand in hand.

GREEN IS BEAUTIFUL® is a collective of artists, journalists, environmental scientists and communication professionals. Founded by photographer Laure Maud in October 2005, it aims to promote, from an aesthetic and poetic perspective, a more responsible form of development based on a sustainable lifestyle that respects natural resources and human beings.

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The international conference
"Fair Trade: a lever for change"

The Fair Trade Advocacy Office* and Euro Coop are pleased to invite you to the international conference "Fair Trade: a lever for change", on Wednesday, 17th October 2007, in Brussels.
The contribution of Fair Trade to sustainable development, poverty reduction and consumer awareness raising has been repeatedly recognized by European Institutions. This conference will discuss how the EU can successfully combine its international development objectives with the growing consumer interest in Fair Trade.
More information on: www.eurocoop.org

News of the Multiparty Social Contract (MSC)

On September 28, 2007 took place the third evaluation meeting of the Multiparty Social Contract, a pilot project tested in Strasbourg with people in excessive debt situations and which joins institutional / associative partners and beneficiary partners in a common commitment for social inclusion.

Four evaluation meetings were planned for the concept's first experimentation, for each several objectives:
- Evaluate the MSC's contribution to well being using indicators created together, and updating those indicators;
- Evaluate the project in general and think of its evolution and improvement;
- Evaluate the reproducibility of the MSC model and its capacity to be transferred and applied in other regions or with other target groups.

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Agenda: IRIS activities
for the coming weeks

October 22-23 Paris, France
Meeting about the citizen guide for responsible consumption and ethical savings with different European experts, in the Paris Council of Europe bureau.

October 24, 14:00-16:00 Paris, France
4th meeting of the Ile-de-France Responsible Territory Coordination Group.

October Paris, France
1st meeting of the local Responsible Territory (Paris 14th / Malakoff/ Vanves) Coordination Group within the Ile-de-France Responsible Territory.

November 5 and 6, Strasbourg, France Responsible Territories capitalization meeting.

November 29 and 30, Trento, Italy The Trento seminar about the development of ethical and responsible citizen initiatives for a sustainable and inclusive society.

News of our territories : Timisoara

As promised, at the end of September we spent four working days in the Timisoara (Romania) Responsible Territory.
In addition to the increasing implication of local actors (many joined the project coordination group since August: it now counts 64 members!), we noted an undeniable interest for local development of responsible economy and a strong citizen mobilization which made possible the work on well being indicators.


More than a hundred people took part in the well being criteria definition on September 24.
First divided into 16 monochromic groups, then in mixed groups, citizens expressed approximately 400 criteria which we analyzed to create the indicators classified in 7 families:
- means of life
- life style
- governorship
- human relations
- personal and social balance
- feelings
- participation.

The coordination group will validate this work during November; it will then be available on our web site.

On September 25 and 26, various meetings took place to study responsible economy local development prospects based on IRIS members' experience.
Aiming to develop local partnerships between farmers and consumers (according to the URGENCI model) We met both parties in two city markets and contacted active organizations in the field of local agriculture.
The development (according to the IFAT model) of ethical trade started with identifying groups of people in difficulty in the sector of the craft industry. The Industry Chamber of Commerce and Agriculture of Timisoara offered help promoting products threw trade shows.
Local financial organizations expressed strong interest in Ethical Finance local development (supported by FEBEA and INAISE).
For the development of social integration enterprises, (according to ENSIE's experience), the interest of NGOs is obvious in spite of a difficult but necessary step of local legislation adaptation. Finally, the coordination group decided to divide into four sub-groups for the specific development of each axis. Its next meeting is fixed on October 22.

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News of the Multiparty Social Contract (MSC)

On September 28, 2007 took place the third evaluation meeting of the Multiparty Social Contract, a pilot project tested in Strasbourg with people in excessive debt situations and which joins institutional / associative partners and beneficiary partners in a common commitment for social inclusion.

Four evaluation meetings were planned for the concept's first experimentation, for each several objectives:
- Evaluate the MSC's contribution to well being using indicators created together, and updating those indicators;
- Evaluate the project in general and think of its evolution and improvement;
- Evaluate the reproducibility of the MSC model and its capacity to be transferred and applied in other regions or with other target groups.

The meeting's first part, carried out with the beneficiary partners alone, started with a common reading of the well being criteria stated during the first evaluation meeting and updated during the second. The need to update criteria started an impassioned debate where participants expressed their dissatisfaction with legal barriers and imperatives. "Today we feel lost, we do not know what to do, it is a disaster" says one of them; others protest against injustice of law stating differences between regions or the "Banque de France" system; other voices protest against the fact that children undergo parents' problems: the child of one of the partners could not benefit from the offer "driving license for one euro per day" because of the family's debt situation, fact which contributes to increase the feeling of exclusion.
Partners also denounced certain absurd obligations, like the case of a person suffering from cancer who must carry out training courses to continue receiving social security allowances.
"The State also has debts, why not ask it to live, like us, with 400 Euros per month?!?" asked one of the beneficiary partners.

Criteria stated during the first two evaluation meetings:

Q1: what is being well Q2: What is not being well Q3: What can I do to be well
Having a job Not having a job Sports, leisur
having perspective of debt cancelation Being affraid of rejection Communicating with others
Not having debts Hating the postman who brings bills Resolving problems
Having acces to loan for small everyday purposes Hating others that « have it all » Going to work every day
Good physical health Not having necessary information Working to pay debts
Having the possibility to save (money) Being alone Getting up early to go to work or to the parc
Good moral health Being disabled Using services and competences
Feeling supported and protected Wanting more and more Having organized papers
Having enough to eat every day Thinking of debts Not being inactive
Living in harmony within ones couple Descovering bills
Raising ones children with dignity Not having enough money to live
Freedom of action
The pleasur of living
Dialogue
Sharing meals
Solidarity
Fair legislation
Having a social statut alowing a normal life


Criteria added during the third evaluation meeting:

Q1: what is being well Q2: What is not being well Q3: What can I do to be well
Knowing what to do Employment discrimination Doing voluntary work
Being listen to by the government Having to pay debts for too long
Gouvernement, Banks and juges respecting their commitment Children undergo parents' problems
Carrying out training courses with no results

We then evaluated the MSC's contribution to well being.
If the beneficiary partners initially expressed doubts and were critical about the MSC's real contribution to debts reduction (only looking at the "concrete" consequence of the concept), thinking of each criterion made them realize the MSC's contribution in terms of organization, dialogue and exchange, access to consumption, a better budget management and the improvement of their well being in general.

The second part of the evaluation, this time with all the partners of the contract (beneficiary and institutional), started with updating inscriptions to the various workshops among which:
- Classification: order in papers and easy ways for better defending oneself;
- Cooking (with shared meal);
- Water and energy Saving;
- Group meetings with Humani Psy;
Etc.
The discussion showed the beneficiary partners' strong implication and the activities' contribution to the well being of each one.

Beneficiary partners also expressed their wish to a dialogue with the government and the Bank of France in order to find concrete solutions to debts.
The bank of France manager, who was invited to the meeting but could not be present, invites all MSC participants to visit the bank and ensures his participation in the next (and last) evaluation meeting.
Besides the project's presentation at the Trento seminar (November) and before the European governments (December), it was decided to invite one or more deputies to the next meeting.

A reserve however was issued on the effort invested in the MSC whereas society continues to produce excessive debt situations: proposals were made in this direction to imply other partners in the MSC like the Bank of France, or to create jobs for example with the AMAP system.

Various questions were also raised: the search for a job (ENSIE proposes a list of social integration enterprises), housing and high rent (the AMAP representative proposes to look at co-operative housing as a possible solution), challenging the political world and banking institutions (by trying to adapt legislation and banking products to indebted people)... it was also clear that education actions are necessary: learning how to choose financial products as well as food or other everyday consumption goods.

Finally, in order to have a more political aspect for the next meeting (November 23), it was decided to invite French deputies and representatives of the 5 largest French co-operative banks.

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GREEN IS BEAUTIFUL®: the aesthetic side of ecology

The social and responsible economy has already proved that it is possible to be ethical and fair while at the same time meeting the economic requirements of the marketplace. GREEN IS BEAUTIFUL® shows us that being ecologically-aware and up-to-the-minute can go hand in hand.

GREEN IS BEAUTIFUL® is a collective of artists, journalists, environmental scientists and communication professionals. Founded by photographer Laure Maud in October 2005, it aims to promote, from an aesthetic and poetic perspective, a more responsible form of development based on a sustainable lifestyle that respects natural resources and human beings.

This is an original experiment that links three different approaches to environmental issues: aesthetic (creating an emotional relation with environment), scientific (disseminating information on environmental issues) and ethical (environmental protection and sustainable development).

Commitment to a new form of humanism

Participation in the ethical debate and promoting sustainable and fair development, is a project for the future of society, and GREEN IS BEAUTIFUL® is committed to a social responsibility approach.
Noting that the aesthetic and the poetic are powerful communication tools that are too often lacking in the promotion of environmentally friendly activities, the collective wishes to develop a new form of communication based on a clear visual language and poetic illustrations. This new form of communication will have to raise awareness and give a new boost to the debate by dreaming of another possible world.

At the same time, this approach is accompanied by a wish to make scientific and environmental information more accessible and comprehensible to as many people as possible. The collective is developing its website into a content platform that will enable artists, designers, scientists and journalists to meet, exchange information and views and propose clear and comprehensive ideas to the general public.

The bimonthly webzine primarily serves this purpose. The two issues already published reach thousands of readers. A contemporary poetic and aesthetic identity, a scientific approach relevant to present concerns and the provision of information on all aspects of ethical fashion and natural cosmetics make it a publication that is not only able to appeal to environmental activists but also to the general public.

With around fifteen members, each specialising in a different field and with their own professional identity, the collective provides a complete range of services, mainly for companies. Its expertise lies in the visual world (photography, graphic arts, illustration, art direction, spaces and events); the virtual world (web design, referencing, web development, systems and network administration, conception and network architecture, web integration, technical advice and choice of personalised equipment) and the world of the written and spoken word (journalism, eco-communication consulting).

The collective also offers to plan eco-designed, ethical, festive and aesthetic events.

A first seminar took place at the Sorbonne on 26 May 2007 in collaboration with IHPST (Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques - Université Paris I), with the support of the Happy Green association and in partnership with the WWF and Greenpeace.

On the theme of "ecology and the influence of scientific research in art and society", the aim of the event was to bring together individuals concerned about ecological issues: researchers, company staff and individuals from the voluntary sector and the world of the arts. Three consecutive workshops took place: the first on scientific ecology, the second on ethics and the third on aesthetics. For each one, three speakers representing the academic world, the corporate sector and NGOs gave a 30-minute speech and the workshop was concluded with a round table with the audience. This presented an opportunity to bring together people involved in the various professional fields who know little about one another and still do not exchange sufficient information.

A certain reticence of the academic and scientific world was expressed regarding the field of fashion, which is considered too superficial to be part of such a debate. GREEN IS BEAUTIFUL® explains, however, how important it is by pointing to the major ecological factors involved: cotton is the most polluting crop in the world as it alone uses up 24% of the pesticides sold worldwide even though it only takes up 2.4% of the world's agricultural land. Moreover, the living conditions of farmers and textile workers in developing countries are among the most scandalous to be found anywhere.

GREEN IS BEAUTIFUL® itself operates like an eco-system: it remains flexible, free and dynamic, with everyone complementing one another and working according to the ideas they already had before they joined. Ultimately, the collective sees itself as an oikos, a group with shared values, an environment and its own dynamic development.

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Co-funded by the Community Action Programme to Combat Social Exclusion, DG EMPL, European Commission. The European Commission is not responsible for any use that may be made of the information contained herein.